Je réalise aujourd'hui qu'il y a tellement de choses que je ne savais pas et je repousse sans cesse les mesures de ce vide qui 'entoure depuis que tu est parti. Souvent lorsque la solitude obscurcissait mes journées je regardait le ciel, puis la terre, avec cette farouche impression que tu était là quelque part.
Je me suis arrêté par-ici par-là, il me semblait que tu m'accompagnais.
Je ne sais pas si tout ce que nous avons vécu avait un sens, si la vérité existe,
mais si tu trouve ce petit mot un jour, alors tu sauras que j'ai tenu ma promesse, celle que je t'ai faite.
Dis-lui, dis-lui que quelque part sur cette terre, loin de vous, j'ai arpenté les memes rues, ri avec toi autour des mêmes tables, et puisque les pierres demeurent, dis-lui que chacune de celles où nous avons posé nos mains et nos regards contient à jamais une part de notre histoire. Dis-lui que j'étais ton ami, que tu était mon frère, peut-être mieux encore puisque nous nous étions choisis, dis-lui que rien n'a jamais pu nous séparer.
Quelque ligne encore et tu croiseras tes mains dans ton dos et tu souriras, comme moi en t'écrivant ces derniers mots. Moi aussi, je souris, je n'ai jamais céssé de sourire.
Bonne vie, à vous deux.